Nom de code : Rio+20. Le sommet des Nations unies sur le développement durable, qui ouvre officiellement ce mercredi à Rio de Janeiro (Brésil), sort de l'ordinaire des rencontres internationales sur le climat. D'abord, parce que les négociations n'auront pas pour seul objet la réduction des émissions de CO2, et surtout parce qu'il marque les 20 ans du premier sommet. En 1992, déjà à Rio, des chefs d'Etat se réunissaient pour la première fois pour parler d'environnement et de développement durable.
Un texte édulcoré
Cette année, environ 50 000 personnes, délégations officielles, associations et médias sont attendus à Rio. Mais alors que les chefs d'Etat, parmi lesquels François Hollande, arrivent ce mercredi pour finaliser la déclaration commune qui engagera le monde pour les prochaines décennies, les négociations piétinent. Le texte, déjà âprement négocié depuis plusieurs mois, était encore plein de blancs et de guillemets samedi. Parmi les nombreux sujets qui cristallisent les tensions, la définition de l'économie verte, un concept encore flou, et la création d'une Organisation mondiale de l'environnement. Pour faire avancer les négociations, le Brésil a proposé un document réduit d'où auraient disparu les points de vue divergents.
Les militants écologistes espèrent néanmoins que Rio+20 redonnera de l'élan aux politiques climatiques et montrera une voie alternative pour sortir de la crise économique. Mais il y a fort à craindre que la majorité des pays soient réticents à prendre des engagements forts pour l'environnement et surtout à trouver des financements pour tous les projets qui naîtront du sommet.