La majorité, un signal fort

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Publié le 15 juin 2012.

Gouvernance Le Parti socialiste pourrait se passer de ses alliés

Pas de vague rose à l'horizon, mais le Parti socialiste pourrait bien avoir la majorité absolue à l'Assemblée dimanche soir. D'après notre sondage CSA, le PS et ses alliés obtiendraient entre 287 et 330 sièges sur un total de 577 sièges (lire aussi notre page Sondage). Pour faire voter ses lois, le gouvernement pourrait donc, si le PS atteint 289 sièges, se passer d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), qui aurait entre 13 et 17 sièges et du Front de gauche (FG), entre 8 et 11 sièges. En dessous du seuil pour former un groupe parlementaire. Un coup dur pour le FG, qui comptait être « le caillou dans la chaussure » du gouvernement, le groupe charnière sans lequel le gouvernement ne peut faire passer ses textes.
« La majorité absolue, ce n'est pas qu'un sujet de satisfaction électorale, ça donne surtout le curseur des marges de manœuvre du gouvernement », explique Stéphane Rozès, politologue et président de Conseils, analyses et perspectives (CAP). Si le PS fait le plein de voix dimanche, ce sera un signal « sur le front intérieur et extérieur », anticipe le politologue. Avec la majorité absolue, François Hollande sera considéré comme « un président fort par ses partenaires européens, ce qui permettra de desserrer l'étau européen et peut-être de faire bouger Angela Merkel », explique-t-il. Sur le plan national, la douloureuse question de la réduction des déficits ne manquera pas d'occasionner des frictions dans la future majorité que le PS pourra trancher au final.
Car, si le PS se félicite de la « diversité » probable dans la future majorité, il la préfère largement rose avec quelques nuances vertes et rouges. Pour avoir les coudées franches. « Cela nous permettra de mettre en forme le changement sans être ralentis par des blocages », explique diplomatiquement Charlotte Brun, porte-parole du PS pour les législatives, selon qui le parti n'aura toutefois pas de tentation « hégémonique ». La dernière expérience gouvernementale entre 1998 et 2002, amère pour les Verts, est passée par là, dit-elle : « On sait qu'il est important que l'ensemble des sensibilités de la majorité soient respectées et écoutées. L'enjeu, c'est que le PS sache écouter ». A voir.

Maud Pierron
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