Affaire Bettencourt: Patrice de Maistre confronté à Merkt et au directeur de Cofinor

0 contributions
Publié le 15 juin 2012.

BORDEAUX - Patrice de Maistre, ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, a été confronté jeudi à l'avocat suisse de la famille, Me René Merkt, et au directeur de l'organisme de compensation Cofinor, a annoncé jeudi le parquet de Bordeaux.

Le parquet de Bordeaux a par ailleurs confirmé dans un communiqué, la onzième mise en examen dans le cadre de l'affaire Bettencourt, intervenue mercredi et visant l'avocat Pascal Wilhelm, pour "abus de faiblesse" à l'encontre de l'octogénaire, annoncée par plusieurs sources proches du dossier.

A l'issue de ces confrontations, qui se sont achevées vers 13h00, M. de Maistre, incarcéré depuis le 23 mars, a déposé une nouvelle demande de mise en liberté, a-t-on par ailleurs appris de source proche du dossier.

"Ce jour, Patrice de Maistre a été confronté d'une part, à René Merkt, avocat suisse de Liliane Bettencourt et d'autre part, à Vahé Gabrache, directeur de l'organisme de compensation Sa Cofinor", indique le parquet dans son communiqué.

La confrontation de jeudi matin, avait-on auparavant indiqué de source proche du dossier a porté sur l'utilisation par M. de Maistre du système de compensation Cofinor pour rapatrier quatre millions d'euros en liquide depuis les comptes en Suisse de Mme Bettencourt, en sept versements de 2007 à 2009.

M. de Maistre a toujours reconnu avoir supervisé ces mouvements de fonds mais, selon lui, à chaque fois à la demande de M. ou Mme Bettencourt. Et il affirme leur avoir scrupuleusement remis les sommes.

Me Merkt aurait souligné jeudi que M. de Maistre avait été le premier à avoir jamais utilisé le système Cofinor pour des rapatriements d'argent liquide des Bettencourt de la Suisse vers la France.

M. de Maistre, 63 ans, est incarcéré depuis le 23 mars à la maison d'arrêt de Gradignan (Gironde). Trois précédentes demandes de mise en liberté ont été refusées mais la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bordeaux avait, le 5 juin à l'occasion de son dernier refus, indiqué qu'il n'y avait plus de raison de le maintenir en détention après ces confrontations.

Si une réponse positive du juge d'instruction, Jean-Michel Gentil, est donc désormais espérée par la défense, celui-ci a cependant dix jours pour la formuler, aux termes du Code de procédure pénal.

Me Wilhelm est pour sa part poursuivi dans le cadre de ses fonctions auprès de Mme Bettencourt, dont il a géré la fortune à partir de la fin 2010 et jusqu'au milieu de l'année 2011.

© 2012 AFP
Newsletter
BREAKING NEWS

Recevez nos alertes
info en temps réel

publicité
publicité
publicité
publicité
Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr