Le tandem de l'ombre de l'OL

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Publié le 11 juin 2012.

Football féminin L'association Shirley Cruz-Amandine Henry a été cruciale dans la quête du triplé

Elles sont « les canards boiteux » de l'OL. Mais ce surnom donné par leurs partenaires n'est lié qu'à leurs soucis chroniques de cartilage au genou. Car Shirley Cruz et Amandine Henry sont depuis trois saisons les fers de lance d'une équipe survolant la France et désormais l'Europe. Respectivement attaquante et milieu offensive de formation, « Shilly » et « Didine » forment une paire de milieux défensives « très complémentaire » selon leur entraîneur Patrice Lair. A savoir « un petit gabarit technique » (1,62 m) avec Shirley Cruz et une « joueuse puissante » (1 m 71) avec Amandine Henry. « Mais nous ne sommes pas de véritables numéros 6 », annonce immédiatement l'internationale costaricienne. Car les deux jeunes joueuses de 26 et 22 ans participent autant à la récupération rapide du ballon qu'à son utilisation vers l'avant.
« On se connaît par cœur », confie Amandine, plus habituée aux percées offensives que Shirley. « Dès qu'elle y va, je sais que je dois rester derrière. Si nous montons toutes les deux, une défenseuse nous rappelle tout de suite à l'ordre », sourit-elle. « Elles se font même tuer, complète Patrice Lair. Car cela offre 30 m d'espace à l'adversaire. Même contre les petites équipes en championnat, j'insiste pour qu'elles gardent ces habitudes. » C'est grâce à cette rigueur de tous les instants que toutes compétitions confondues, l'OL n'a encaissé que 6 buts cette saison (pour… 196 inscrits !). Reste qu'aucune d'entre elles ne présente le profil d'une « sentinelle ». « C'est pour ça que Patrice nous met toutes les deux. Mais le Barça ne joue pas vraiment avec un 6 non plus », constate Amandine Henry. Moins exposées que Schelin ou Abily, elles évoquent avec le sourire « un rôle ingrat avec beaucoup de coups reçus et de reproches ». Chacune s'est néanmoins montrée décisive lors de matchs cruciaux en Ligue des champions. La Nordiste a ouvert le score lors de la demi-finale aller face à Potsdam (5-1), alors que Shirley Cruz a obtenu grâce à son pressing le penalty initiant la victoire en finale face à Francfort (2-0). « On l'appelle même le morpion ! Elle presse l'adversaire et ne le lâche jamais », s'amuse Amandine Henry. De quoi inciter Patrice Lair à poursuivre l'aventure avec son duo atypique, alors que la Costaricienne de poche est en fin de contrat : « L'important, ce n'est pas le gabarit, mais le talent ! Elles m'apportent beaucoup et elles resteront avec moi ».

Jérôme Pagalou
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