L'Elysée souhaiterait faire évoluer les institutions

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Publié le 11 juin 2012.

Pas un commentaire, pas une déclaration. Tout le week-end, François Hollande s'est plié à un strict devoir de réserve concernant les élections législatives. Depuis le 6 mai, le successeur de Nicolas Sarkozy, qu'il accusait d'être le « président de tout », ne s'est jamais mêlé à la campagne des législatives, laissant Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault mener la bataille.
Dimanche soir, le président a passé la soirée électorale à l'Elysée entouré de quelques collaborateurs après avoir passé deux jours à Tulle en Corrèze. Loin de Paris, Hollande a rendu hommage aux 99 pendus de son ancienne ville, massacré le 9 juin 1944 par les nazis, tout en endossant son costume de chef des armées à cause de l'actualité afghane.
Mais, loin des caméras et des déclarations officielles, l'Elysée a bien sûr observé d'un œil très attentif le déroulement d'un scrutin décisif pour la suite du quinquennat. Constat abrupt de l'entourage du chef de l'Etat : après des mois de campagne présidentielle et une campagne législative terne, les électeurs sont fatigués. « C'est la fin d'une séquence. Les Français peuvent avoir le sentiment qu'ils ont déjà fait beaucoup pour le changement et qu'il n'y a pas besoin d'y revenir », analyse un membre de l'entourage de Hollande, quelques heures avant que les chiffres de l'abstention ne tombent.

Consultation des chefs de parti
Avec l'inversion du calendrier décidée en 2002 qui place les législatives après la présidentielle, difficile de mener une campagne des législatives mobilisatrice. Faut-il alors réfléchir à une modification de l'agenda électoral ? Aller jusqu'à faire voter le même jour pour la présidentielle et les législatives ? Selon la même source élyséenne, le chef de l'Etat devrait consulter à partir de l'automne les chefs de partis pour « réfléchir à une évolution des institutions et notamment du calendrier ». « Il n'y a pas de solution d'évidence, donc il y aura une réflexion », conclut cette source qui évoque également des évolutions envisageables sur « le financement des campagnes, les règles des élections présidentielles, les parrainages ».Matthieu Goar

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