«ça va être compliqué. » Le coach des Dauphins de Nice, Frédéric Chameroy, le confesse. Ce samedi lors de la demi-finale des play-offs du championnat de France Elite de football américain, son équipe se déplace sur le terrain « du numéro 1 en France », à savoir les Black Panthers de Thonon-les-Bains.
Qualifiés in extremis pour les play-offs en décrochant la 4e place le week-end dernier, les Niçois auront donc fort à faire face au leader. « C'est une équipe très disciplinée, qui fait très peu d'erreurs et qui est bien entraînée », juge Frédéric Chameroy. « Notre adversaire a un très beau jeu de course, et de la puissance au niveau de la ligne », poursuit le président du club niçois Jean-Luc Dolivar. Un jeu différent de celui produit par les Dauphins : « Nos points forts sont la vitesse, ainsi que notre jeunesse. Il y a beaucoup de fougue et d'euphorie. On est très excités par les challenges », estime encore le coach azuréen.
« La cerise sur le gâteau »
Les troupes niçoises partent, néanmoins, à Thonon-les-Bains avec la volonté de gagner et de se qualifier pour la finale des play-offs. « Tout est possible sur un match », assure Jean-Luc Dolivar. Histoire de boucler de la meilleure des manières, une saison déjà très réussie, au début de laquelle le club n'envisageait que le maintien de son équipe en première division. Un objectif rapidement atteint. « On y va sans pression. Ce qui arrive, c'est la cerise sur le gâteau », sourit le président, soulignant que cette équipe senior dispute, ce week-end, sa première demi-finale depuis qu'elle a rejoint l'élite, voilà cinq ans. « Ce qui nous ouvre, d'ailleurs, les portes de la coupe d'Europe ! », ajoute-t-il encore.
De quoi satisfaire, forcément, les cadres du club niçois, qui avait précédemment connu une année catastrophique, où les Dauphins s'étaient « sauvés » sur le dernier match en barrage. « Le staff a changé et les joueurs ont adhéré au discours tenu et au projet. ça a porté ses fruits, se réjouit Frédéric Chameroy. On est passé d'une équipe qui jouait les derniers rôles à celle qui jouent les premiers. »