Samuel Benchetrit, artiste brut de décoffrage

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Publié le 1 juin 2012.

C'était sa première exposition et ce fut un succès. « On a vendu quatre des huit pièces exposées, ce qui est très bien en période de bouleversement électoral, peu propice aux achats compulsifs d'art contemporain », témoigne Eric Landau, le responsable de la Galerie W, à Paris. Tellement bien que Samuel Benchetrit, dont l'expo s'achève ce soir, se voit offrir « un espace permanent » dans une petite salle de ladite Galerie W.

Du volume et du relief
Ses toiles, cet homme de théâtre et de cinéma n'hésite pas à les intituler Les larmes n'éteignent pas le feu. Ou à écrire dessus « je vois flou les terrains vagues ». Le réalisateur de J'ai toujours rêvé d'être un gangster est un poète de la peinture qui questionne le monde, à la façon d'un Jean-Michel Basquiat, avec ses personnages fantomatiques et ses superpositions de couleurs.
« On dirait de l'art brut, dans le sens où le geste est presque primitif, et que

l'artiste puise au fond de lui-même dans un lieu qui est avant la culture, avant les mots, avant l'élaboration docte de la pensée », explique la commissaire Isabelle Euverte, qui rend hommage à la profondeur de son regard de cinéaste et à sa maîtrise technique. « La profondeur, c'est du volume, du relief. L'arrière-plan existe toujours, il est là, ne jamais l'oublier », confirme Samuel Benchetrit, qui ne confond pas travelling et mouvement, densité et profondeur de champ.Stéphane Leblanc

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