L'implantation d'une prison expérimentale sur ses terres acceptée par un village du Jura

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Publié le 27 mai 2012.

BESANCON - Le conseil municipal de Saint-Julien-sur-Suran (Jura) s'est à nouveau prononcé vendredi soir pour l'implantation sur ses terres de la prison expérimentale conçue par l'ex-homme d'affaires Pierre Botton, a indiqué samedi à l'AFP la conseillère générale (UMP) Hélène Pélissard.

Après l'annulation de la première délibération du 13 mars 2012, en raison du non respect de la procédure, le conseil municipal de cette petite commune du massif jurassien devait revoter sur ce projet qui divise le village.

Il s'est prononcé en faveur de l'implantation à sept voix contre quatre, comme lors du premier vote.

Dimanche 11 mars, les habitants de Saint-Julien avaient voté à 54% contre ce projet lors d'un référendum consultatif. 251 des 312 habitants du village inscrits sur les listes électorales s'étaient déplacés pour participer au vote.

"Nous sommes toujours persuadés que Saint-Julien n'est pas le lieu idéal" pour cette prison, a estimé Janine Keser, secrétaire de l'association "Petite montagne espace de liberté", créée pour lutter contre le projet. Pour Hélène Pélissard, conseillère générale du canton de Saint-Julien-sur-Suran et artisan du projet, "ce centre de réinsertion est un magnifique projet humain, structurant pour le territoire".

"Le projet ayant été adopté à la majorité, il peut se poursuivre. Le Préfet qui avait été mandaté par le ministère de la Justice pour lancer le processus (emprise foncière et enquête publique), peut donc le poursuivre", s'est félicité Pierre Botton, dans un e-mail adressé à l'AFP.

En décembre 2011, le site de Saint-Julien-sur-Suran a été retenu pour accueillir le projet de l'association "Les Prisons du coeur", fondée par M. Botton. Ex-gendre de l'ancien député-maire de Lyon Michel Noir, il a fait 20 mois de prison dans les années 1990 pour abus de biens sociaux.

L'établissement est destiné à 120 détenus condamnés pour la première fois à des peines n'excédant pas cinq ans, "hors crimes sexuels et crimes de sang".

Les détenus auront la clé de leurs cellules, qui seront sans barreaux. Au sein de la prison, il n'y aura ni quartier disciplinaire, ni "grillage ni barbelé", à l'exception de la double paroi grillagée qui entourera le centre.

© 2012 AFP
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