Rick Santorum, c'est la grosse cote de cette primaire républicaine. Sans le sou à ses débuts, ignoré par les médias qui se concentraient sur Mitt Romney, Rick Perry et Newt Gingrich, il a réussi à créer la surprise en s'imposant dans le premier scrutin, dans l'Iowa. Après une série de revers, il a rebondi début février, remportant deux scrutins (pour du beurre, au niveau des délégués) dans le Colorado et le Minnesota. De quoi le faire décoller dans les sondages nationaux, dont il occupe désormais la première place, avec cinq point d'avance sur Romney.
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Pour autant, Mitt Romney reste le favori des deux scrutins du 28 février. Dans l'Arizona, la victoire lui est promise. En revanche, si le Michigan semblait joué d'avance il y a un mois, Santorum est revenu dans les sondages à moins de cinq points de son adversaire.
Perdre le Michigan –un Etat dont son père fut gouverneur– serait catastrophique pour Romney.
Cela prouverait un peu plus sa fragilité, dans un Etat qui est pourtant loin d'être ultraconservateur.
Jusqu'à présent, Romney pouvait compter sur un avantage financier majeur. Mais Santorum a reçu le soutien d'un SuperPAC conservateur, ces comités d'action politique qui peuvent dépenser sans compter au profit d'un candidat. Pas encore de quoi faire jeu égal avec Romney, mais largement de quoi bombarder les ondes de spots publicitaires –ce que Santorum n'avait pas pu faire en Floride.
Romney, qui a mis son adversaire sur la défensive lors d'un débat sur CNN dans la nuit de mercredi à jeudi, a poussé son avantage au cours d'un meeting dans l'Arizona. «Je ne sais pas si j'ai déjà vu un politicien expliquer autant de fois pourquoi il a voté contre ses principes», a ironisé Romney à Phoenix.
Cap sur le Super Tuesday
Santorum a expliqué pendant le débat avoir voté en tant que sénateur pour des lois qu'il désapprouvait parce que la politique est «un sport d'équipe». «Il a dit qu'il a fait ça pour l'équipe. Je me demande de quelle équipe il parlait? Mon équipe, c'est le peuple américain, pas les insiders de Washington», a clamé Romney, qui cherche à disqualifier Santorum auprès d'un électorat républicain hostile aux dépenses fédérales en rappelant constamment son passé au Congrès.
Pour les deux candidats, il s'agit de se placer dans une dynamique positive avant le Super Tuesday, mardi 6 mars. Avec 10 Etats appelés à voter le même jour, on devrait y avoir (un peu) plus clair.