L’industrie, célébrée à Florange, en Moselle…
Deux sites industriels en péril ont été visités par plusieurs candidats à la présidentielle. D’un côté, Florange, en Moselle, a reçu la visite du socialiste François Hollande, puis du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan.
François Hollande a pris plusieurs engagements: il s’est engagé à déposer dans la semaine un texte de loi obligeant à céder des unités de production à des repreneurs. «Quand une grande firme ne veut plus d'une unité de production et ne veut pas non plus la céder», il faut qu'elle ait «une obligation pour que les repreneurs viennent et puissent donner de l'activité supplémentaire», a-t-il déclaré. Avant d’ajouter: «Si cette proposition de loi n'était pas votée avant le 6 mai prochain, quel que soit mon avenir, Président ou député, je reprendrai ce texte car je vous le dois.»
>> Lire le reportage de notre envoyée spéciale à Florange par ici
Quant à Nicolas Dupont-Aignan, venu vers 15h, après la visite de François Hollande, il a expliqué à 20 Minutes «avoir vu le désespoir» des salariés de Florange, «qui ne croient plus en personne». S’il reconnaît «(s)’être fritté» avec le représentant syndical CFDT Edouard Martin, il a déclaré que les ouvriers étaient sensibles à ses arguments protectionnistes.
…et à Pétroplus, en Seine-Maritime
Nicolas Sarkozy s’est rendu ce même vendredi dans la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime). Sa principale annonce: la signature d’un accord avec Shell pour des travaux de redémarrage de la raffinerie à hauteur de 10 millions d’euros, et du travail pour une durée de six mois pour les salariés. La raffinerie doit reprendre son activité «courant mai» a annoncé Petroplus par communiqué. Le candidat est néanmoins resté modeste sur les perspectives du site, indiquant ne pas avoir de repreneur fiable pour le moment.
Le coup de gueule du jour
Dans un courriel envoyé à de nombreux responsables et élus d'Europe Ecologie-Les Verts, Daniel Cohn-Bendit se lâche, s'estimant «politiquement apatride».
Lui qui se dit favorable à l'adoption du Mécanisme européen de stabilité (MES), ne comprend pas l'abstention de son parti. «Je ne peux m'empêcher de dire que l'évolution d'Europe Ecologie-Les Verts est franchement décevante et qu'elle n'offre aucune perspective exaltante. Les positions récentes contre le Mécanisme européen de stabilité (MES) (...) m'ont consterné» écrit-il notamment.
Avant de poursuivre: «Le climat de cette campagne présidentielle globalement hypocrite est plutôt malsain et intellectuellement choquant» et de critiquer «la frilosité européenne du couple de 'l'apathie constructive Hollande-Aubry'» ou la «vaste croisade anti-démocratique tel un apprenti sorcier» de Nicolas Sarkozy. «En 1945, je naissais apatride. Nous sommes en 2012 et me voici politiquement apatride. Intéressant!» conclut-il.
Le come-back du jour?
Rachida Dati, ancienne porte-parole de Nicolas Sarkozy en 2007, icône avant d’être écartée du pouvoir, s’affiche aux côtés de Nicolas Sarkozy. Come-back d’un jour ou pour toujours ? Telle est la question…