Jo-Wilfried Tsonga a toujours la cote sur le court central de l'Open 13. Plus que son rôle d'ambassadeur, le public apprécie sa puissance, son style et sa décontraction au moment d'écarter Nicolas Mahut (6-3, 6-2) en moins d'une heure de jeu. Supporter de l'OM depuis son récente amitié avec Steve Mandanda, la star du tennis français est pourtant un Manceau pur et dur.
Un pro contre un minime
Mais depuis sa finale 2009, gagnée avec le sourire contre Llodra le Parisien, le Palais des Sports ne demande qu'à voir « Jo » sourire. Contre Mahut, il a étalé sa puissance sans difficulté. « Je suis rentré dans le match avec beaucoup de détermination », se contentait-il d'expliquer après coup. « Un bon Tsonga et un mauvais Mahut, l'un dans l'autre, ça fait une belle rouste », synthétisait de son côté le vaincu. Le 88e mondial a de quoi être frustré par le choix sans partage du chouchou du public : « Quand t'es de l'autre côté du filet, le match n'a même pas commencé que t'as l'impression d'être un baltringue. C'est le minime qui joue contre le pro. J'ai joué contre lui à Metz, ça ne s'est pas passé comme ça. » Tsonga sait qu'il a un statut à part. « C'est d'ailleurs pour ça que je veux gagner, parce que c'est un tournoi important en France », explique-t-il. Rendre la confiance au public, sacré challenge.