C'est un phénomène. Plusieurs semaines avant sa sortie le 1er février, La Liste de mes envies (Lattès), le deuxième roman de Grégoire Delacourt, était acheté par une douzaine de pays, en Europe comme en Corée et, beaucoup plus rare, aux Etats-Unis et en Chine. Cette petite pépite que les libraires adorent, 4e au classement des ventes de la semaine du 6 au 12 février selon Livres Hebdo, est aussi convoitée par le cinéma en vue d'une adaptation.
G Comment tout a commencé…
Grâce à l'écrivain Jean-Louis Fournier. Grégoire Delacourt, un publicitaire qui n'écrit pas que des slogans, lui a envoyé sur un coup de tête son premier manuscrit, L'Ecrivain de la famille. « Je venais de finir de lire Il a jamais tué personne, mon papa, et secoué par l'émotion, je lui ai envoyé mon manuscrit. Il m'a appelé deux jours après l'avoir reçu, et m'a dit : “C'est formidable, je m'en occupe”. C'est lui qui a donné le texte à Karina Hocine-Bellanger, directrice éditoriale des éditions Lattès, qui est devenue mon éditrice. »
L'histoire
A 47 ans, Jocelyne est une mercière d'Arras qui, un jour, joue et gagne au Loto. Elle ne dit rien et continue sa vie comme avant, jusqu'au jour où son mari l'apprend. Madame-tout-le-monde attachante, Jocelyne fait l'expérience cruelle de l'adage « l'argent ne fait pas le bonheur ». La pudeur et l'élégance de Grégoire Delacourt font de cette histoire a priori ordinaire un vrai conte contemporain dans une écriture étonnamment féminine, tenue par une profondeur bouleversante et la grande générosité de l'auteur.
Ce qu'en dit son éditrice
« Dans La Liste de mes envies, Grégoire a une manière d'investir un “je” féminin d'une infinie justesse qui, tout de suite, emmène le lecteur, explique Karina Hocine-Bellanger. Il montre ce qui est joli, ce qu'on a envie de préserver, au-delà des difficultés. Cela réconcilie un peu avec soi-même. »