« Les antibiotiques, c'est pas automatique ! » Le slogan est ressorti, hier, avec l'annonce, par l'agence régionale de santé (ARS), de la mise en place, en novembre, d'un observatoire régional de la consommation d'antibiotiques. Premier constat alarmant : les Nordistes sont parmi les plus gros consommateurs d'antibios en France. En 2010, ils étaient un sur deux à en avoir absorbé. « Cette surconsommation pourrait avoir de graves conséquences sanitaires avec l'émergence de bactéries résistantes », prévient Daniel Lenoir, directeur de l'ARS. En clair, il existe un risque de ne plus pouvoir soigner certaines infections bactériennes à l'avenir. En 2007, 19 hôpitaux régionaux ont déjà observé plusieurs cas de résistance.
« Une enquête a montré que les patients sont souvent demandeurs, précise l'ARS. Il faut donc sensibiliser le grand public. » Mais les prescriptions des médecins sont aussi dans le collimateur. En cause, les disparités de consommation entre territoire que l'ARS juge anormales. De même, le test de diagnostic rapide n'est pas assez utilisé, alors qu'il permet de distinguer l'angine bactérienne – nécessitant un antibiotique – de l'angine virale. Les médecins seront contrôlés à partir de septembre.G. D.