Les salariés ne s'étaient pas précipités pour entendre la décision du tribunal de commerce (TC) de Vienne. Seuls, les membres du CE avaient fait le déplacement. Et pour cause. Cette audition du 21 février, avait perdu tout suspense, depuis la visite du président Sarkozy dans leur usine la semaine dernière, désignant prématurément le nom du repreneur de leur entreprise : EDF.
« Les deux autres dossiers ont été écartés d'office, commente le président du TC Pierre Sibut, dans la mesure où les conditions suspensives qu'ils comportaient l'un et l'autre, n'ont pu être levées. » Sachant que ces offres étaient liées chacune, en partie du moins, à un engagement d'EDF, l'information est sans surprise… « EDF s'est présenté comme le repreneur « naturel », commente amère Vanessa Denis, secrétaire du CE, alors qu'il est venu contraint et forcé… Il dit vouloir relancer l'activité sur un rythme de 80 mégawatt/an, mais je ne sais pas comment… » Le TC donnera la confirmation officielle lundi.C. F.