A cause d'une réglementation européenne moins favorable que prévu, la société Récupyl (Domène) spécialisée dans le recyclage des piles et batteries, renonce à construire une usine qui aurait créé 25 emplois. Le « pilote industriel » lié au projet, « déjà déficitaire » selon le directeur Guillaume Charpy, doit fermer et 3 de ses 4 opérateurs sont licenciés (un est reclassé en interne). Or ceux-ci contestent cette décision : « La société a reçu des subventions publiques, qui permettent plutôt de payer les hauts salaires des directeurs », estime l'un d'eux, Aiche Boualem délégué CGT. « Nous avons des cofinancements de la recherche de la part de l'Ademe et d'Oséo, répond Guillaume Charpy, que la réorganisation vise à utiliser efficacement. » Il ajoute que Recupyl va consacrer l'équivalent de 50 % de son budget annuel de formation à un programme spécifique aux trois licenciés, qui seront suivis pendant un an. V. V.-L.