La scène a de quoi surprendre en ce samedi après-midi. Le club bien en mains, Théo et François entament tranquillement une partie de golf dans une rue du centre-ville de Rennes. Objectif du jour: viser les poubelles situées sur une petite place un peu plus haut. Bienvenue dans l'univers du street golf, à mi-chemin entre le golf et le mini golf. Agé de 27 ans, Théo a été l'un des premiers en France à découvrir cette discipline, apparue en Allemagne il y a une dizaine d'années. « Je jouais avant au mini golf dans ma chambre et l'idée de jouer dans la rue m'amusait bien. » En 2006, il organise la première compétition nationale de street golf dans la capitale bretonne.
Une balle six fois plus légère
Comme lui, une vingtaine de street golfeurs rennais sillonnent régulièrement les rues pour s'adonner à leur passion. « Cela demande de la précision comme au golf mais c'est beaucoup moins technique. L'objectif est de toucher une cible, comme un poteau ou une statue, en jouant le moins de coups possibles », précise François, 24 ans. Pour ce qui est du matériel, le street golfeur la joue sobre. « Pas de besoin d'une tenue spéciale comme au golf. Il faut juste un club et une balle spécifique qui est six fois plus légère qu'une balle classique », poursuit Théo. Cela permet notamment d'éviter la casse. « On n'a jamais eu aucun souci. La balle est trop légère pour blesser quelqu'un ou briser une vitre. »
La 3e édition du festival Urbaines se tiendra jusqu'au 3 mars à la MJC de l'Antipode. Au programme: street soccer, urbanball, graffiti numérique, percussions corporelles, hip hop et spectacles de danse. Infos sur le site www.antipode-mjc.com