L'affaire Liès Hebbadj retombe progressivement. Après l'annulation de l'amende reçue par sa compagne pour port du niqab au volant, Liès Hebbadj a bénéficié vendredi d'une ordonnance de non-lieu dans l'affaire de fraudes sociales l'impliquant avec ses compagnes. Il était reproché au médiatique épicier rezéen, mis en examen en juin 2010, d'être l'instigateur d'un système qui aurait permis à deux de ses compagnes de toucher de manière indue environ 90 000€ de prestations sociales (allocation de parent isolé) en trois ans de la part de la caisse d'allocations familiales (CAF). Liès Hebbadj vivait en effet « dans une polygamie de fait » avec son épouse et ses compagnes, selon le procureur de la République. « Ils vivent dans trois logements distants de quelques mètres que M. Hebbadj occupe à tour de rôle. »
Reste une mise en examen
Le parquet a décidé de faire appel de l'ordonnance de non-lieu. « Tout ça pour ça. L'affaire Liès Hebbadj n'aurait jamais dû exister, ironise Loïc Bourgeois, son avocat, interrogé par Ouest-France. Celui qu'on a présenté comme un escroc de grand vol s'avère être un petit entrepreneur local comme on en voit tous les jours devant le tribunal correctionnel pour des petites infractions au travail ». Un renvoi en correctionnel a en effet été demandé contre l'épicier pour un faible préjudice de travail illégal et de non-remise de bulletins de salaire. Liès Hebbadj reste par ailleurs toujours mis en examen pour « viol aggravé » sur une ex-compagne, répudiée depuis.F.B.