Pas toujours facile d'être l'hôte de quelqu'un, comme Ripley d'un alien, Spider-Man du symbiote. Dans « The Darkness 2 » (sur PC, PS3 et Xbox 360),. Jackie Estacado, parrain new-yorkais dévoré par le souvenir de sa petite amie assassinée, est habité par une entité démoniaque. « Le jeu se déroule en 1997, avec une bande-son d'époque, des écrans en tubes cathodiques… On remarquera la présence du World Trade Center », raconte Sheldon Carter, directeur de production. Une référence au comics dont il est issu, créé à la fin des années 1990 par Marc Silvestri.
« Un conflit intérieur »
Pour le bien du scénario, la cohabitation entre Jackie et son démon passe mal. « Il a tenté de refouler le Darkness, mais en même temps il en a besoin pour protéger ses proches. Cela crée un conflit intérieur intéressant », note Sheldon Carter. « The Darkness » est l'exemple d'une franchise reprise par un autre studio, qui a lorgné vers le remake. Mais Digital Extremes a imprimé une patte : graphismes façon comics au lieu du réalisme, ultraviolence grand-guignolesque au lieu de coupes chirurgicales. « The Darkness 2 » réussit sans amalgame à associer l'univers poisseux de la mafia à la démesure de puissances surnaturelles. D'un manoir en hôpital psy, en passant par les quartiers louches, l'action incessante de ce jeu d'action à la première personne est suspendue le temps de s'imprégner de la douleur et la folie du héros. Dommage que cette rencontre entre Evil Dead et Scarface tourne court : moins de huit heures.