à l'école du rock

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Publié le 20 février 2012.

musique Skip the Use ou Stuck in the Sound, deux groupes français, cancres ou bons élèves ?

Skip the Use et Stuck in the Sound viennent de sortir respectivement leurs deuxième et troisième albums Can Be Late et Pursuit. Nous avons regardé les bulletins de notes de ces bons élèves de la classe « Rock ».

Skip the Use
Ce groupe lillois né en 2007 est assis près du radiateur. Paradoxalement, il n'a pas son pareil pour chauffer une salle. Ce qui leur vaut une nomination révélation scénique aux Victoires de la musique. Les cinq membres ont un niveau excellent en sport : « Danser, ça peut être politiquement incorrect de nos jours. On veut que tout le monde danse ensemble, pendant que les autorités nous poussent à nous monter les uns contre les autres », explique le chanteur Matt Bastard. Une facilité à communiquer avec les autres, malgré un intérêt ténu pour les cours d'éducation civique. « On était sensible au mouvement des indignés, mais on n'est pas militant. » En géographie, ils font preuve d'une certaine assiduité, que reflètent leurs centaines de dates en France et leur attrait pour le punk anglais, « qui correspond moins à notre musique qu'à notre attitude et notre énergie à interpréter les morceaux ».

Stuck in the Sound
Les Parisiens ont failli quitter la filière générale pour un BTS Bâtiment. « On a passé six mois à construire notre studio, on a tout fait seuls. C'était un vieux rêve. » Entre deux coups de truelle, les Stuck in the Sound ont aussi bossé la chimie. « On fait toutes sortes d'expériences, une session peut donner un morceau de noise bien tordu aussi bien qu'un tube rock. » S'ils cartonnent sur les matières en option, comme le théâtre (« on est super à l'aise sur scène, on est nous-mêmes », ils n'oublient pas le tronc commun. « On reste un groupe de rock, on va pas devenir chiants comme Radiohead. » Studieux, ils peuvent passer « des nuits entières à travailler en studio » et sentent qu'ils ont progressé depuis leurs débuts, il y a dix ans. Mais pas en maths. « On n'a pas une musique hyper carrée. On veut préserver son côté patchwork. » Hélas, la couture n'est pas au programme…

Mention « bien »
Tous les deux nuls en français : noms, titres et paroles anglaises. Du coup, ils se rattrapent grâce aux langues vivantes. Le conseil de classe pourrait bientôt les faire passer au niveau supérieur : celui des tournées internationales.

Benjamin Chapon Et Joël Métreau
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