Sept communes rurales de Loire-Atlantique ont réaffirmé hier leur opposition aux cultures de maïs OGM dans leurs champs, alors que le gouvernement pourrait décréter à nouveau leur suspension d'ici la fin du mois.
Le précédent moratoire avait été annulé par les autorités européennes, pour des motifs juridiques. Seulement voilà : le nouveau pourrait « ne pas avoir la puissance juridique suffisante », redoute Mikaël Laurent, du réseau Bruded, qui fédère plus de 120 communes bretonnes autour du développement durable. « Notre prise de position n'a pas de force juridique, mais c'est une façon de mettre la pression sur le gouvernement. » Le conseil général devrait ainsi ainsi réitérer, en mars, un vœu similaire adopté en 2007. La région des Pays de la Loire s'était aussi dite opposée à ces cultures transgéniques dès mai 2004.
Du maïs OGM transite par le port
Reste qu'officiellement, plus aucun hectare de maïs OGM n'est cultivé en France depuis le moratoire de 2008. « Des tonnages importants transitent toujours par le port de Saint-Nazaire, pour l'alimentation animale », fait toutefois remarquer Jean-Yves Ploteau, le maire de Bonnœuvre, l'une des sept communes opposées. « Des graines peuvent toujours s'échapper lors du transport en camion, et pousser dans un fossé ou un champ. »G.F.
Monsanto « ne prévoit pas de vendre des produits issus des biotechnologies en France pour 2012 et au-delà, à moins que les agriculteurs et les pouvoirs publics n'apportent leur soutien », a fait savoir hier la firme. Elle s'exprimait en marge de la condamnation de « faucheurs volontaires » - parmi lesquels José Bové - par la cour d'appel de Poitiers.