«Aujourd'hui, les gens vont à des speed-datings ou sur des sites de rencontres. Ils n'ont qu'à venir au bal ! Ici, si tu rates un truc, tu peux recommencer une autre danse. Au resto avec une fille, ce n'est pas possible. » Lino est intarissable lorsqu'il s'agit de promouvoir le bal de la Saint-Valentin des Barbarins Fourchus, prévu ce soir. « C'est la fête des amoureux : les anciens, les nouveaux, les futurs. Dans un bal, les couples se forment ou se déforment », glisse, malicieux, le percussionniste des Barbarins.
Slows et chansons d'amour
Ce soir, le collectif grenoblois, en version « Premiata Orchestra di Ballo » , tentera donc de rapprocher les cœurs et les corps au son de sa musique. « On restera dans notre répertoire, précise Lino, mais on va mettre l'accent sur les chansons d'amour. On proposera beaucoup de slows et de danses à deux. Il y aura même une adaptation de la chanson de Jean Yanne sur les maisons closes. » Et pour tous ceux désireux de briller lors de l'incontournable concours de danse, la Premiata invite le collectif CitéDanse, qui « interviendra pour apprendre de nouveaux pas. C'est la rencontre entre la danse contemporaine et le bal populaire. » Le mot de la fin revient naturellement à Lino : « La philosophie des Barbarins ? L'énergie qui vient du cœur s'appelle l'amour. »