Edwige a été embauchée comme réceptionniste par Phoenix Holidays, « par un simple mail ». Toujours en poste aujourd'hui, elle raconte ce début de saison surréaliste : « Depuis le 27 décembre, j'ai travaillé tous les jours, sans contrat ni salaire. A partir du 10 janvier, nous avons arrêté de prendre des réservations de notre propre chef. On attendait des instructions et personne ne répondait à mes appels en Angleterre. Le tour-operateur a annulé la clientèle britannique mais on a continué à accueillir quelques clients français, de manière sporadique, pour ne pas les laisser dormir dehors. Je suis restée à l'hôtel pour éviter un abandon de poste mais au bout d'un moment, il n'y avait plus d'activité et aucune nouvelle de l'employeur. Le liquidateur s'est occupé des employés anglais, pas du personnel français ou italien : c'est comme si on n'avait jamais existé ! N'ayant toujours rien touché, on a saisi les prud'hommes. Un avocat va plaider pour débloquer les fonds d'aide aux victimes mais ça peut prendre six mois. Heureusement que l'hôtel a été relooké, ça m'aide à tourner la page. »M.P.