Réouverture des grandes rousses

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Publié le 16 février 2012.

Alpe-d'Huez La propriétaire relance l'hôtel, abandonné par son gestionnaire britannique en faillite

«C'est la renaissance des Grandes Rousses ! » Patricia Grelot, propriétaire de l'hôtel à l'Alpe-d'Huez, ne cache pas son soulagement. Les Grandes Rousses, propriété de sa famille depuis trois générations, ont enfin rouvert leurs portes samedi dernier, au terme d'un mois d'intense bataille juridique. L'affaire avait en effet défrayé la chronique début janvier. Les 45 employés de l'hôtel avaient porté plainte contre le tour-opérateur britannique Phoenix Holidays, gestionnaire de l'établissement, pour non-paiement des salaires et absence de contrats de travail. Vidé de ses clients, abandonné par un employeur en faillite, le trois-étoiles était devenu un hôtel fantôme.

Sept anciens employés repris
« Nous avons intenté une action en référé auprès du tribunal de commerce qui a prononcé, le 2 février, la résiliation judiciaire du contrat de Phoenix Holidays, explique Patricia Grelot. Le lendemain, nous avons donc pu rentrer dans l'hôtel pour réparer, nettoyer et remettre tout en état. » La propriétaire a pour cela recruté 19 salariés, « 12 nouveaux et 7 de l'ancienne équipe : j'ai gardé le directeur italien, une réceptionniste nommée chef réceptionniste, ainsi que des saisonniers hollandais et polonais. La majorité des employés, notamment britanniques, étaient déjà rentrés chez eux, la mairie ayant payé leur rapatriement. » Aujourd'hui, la fréquentation tourne au ralenti. « On a une trentaine de clients mais c'est normal, le site Internet est en ligne depuis moins d'une semaine et les gens ne sont pas au courant. La saison va être difficile, je sais que je vais perdre de l'argent. » Une chose est sûre, Patricia Grelot ne se fera pas berner une seconde fois : « Je ne confierai plus les clés à un gestionnaire extérieur et je reprends personnellement l'exploitation de l'hôtel. L'idée, c'est d'avoir un directeur sur place toute l'année pour que je puisse gérer depuis Paris, où je vis. »

Manuel Pavard
La bataille juridique continue

Les ex-salariés, qui n'ont toujours pas été payés, ont saisi le conseil des prud'hommes. De même, Patricia Grelot compte engager une procédure commune avec les fournisseurs floués par Phoenix Holidays pour se retourner contre le mandataire et obtenir un dédommagement financier.

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