La comédienne Clotilde Courau chantera samedi à Varces. Avec la fougue d'une débutante de la chanson.
D'où vous vient
cette envie de chanter ?
C'est une part enfouie en moi qu'a révélée Jérôme Savary avec Irma la douce. J'ai commencé par des reprises, puis la productrice Danièle Molko m'a conseillé de me constituer mon propre répertoire.
Qui écrit pour vous ?
Je ne suis pas allée vers des valeurs sûres médiatiquement parlant, mais vers des gens de valeur : Bertrand Soulier, François Morel qui a écrit « Fais-moi penser », ou Brazuk, dont j'ai eu le coup de foudre pour la chanson « Septante, rue de Venise ». Cette aventure musicale est aussi une aventure humaine.
Que chanterez-vous samedi ?
Je ne le sais pas encore. C'est mon deuxième concert après six premières parties. Le premier était plein d'erreurs… Je peaufine mon répertoire.
Dans quel univers musical ?
Eclectique. La sonorité est moderne, assez acoustique. Et le ton poétique, nostalgique, drôle !
Avez-vous le trac ?
Enormément ! Rien à voir avec le théâtre. C'est beaucoup plus fort. Jamais je n‘ai connu cela. Au point de ne plus avoir de salive dans la bouche ! Lorsque vous chantez, c'est ce que vous êtes qui est sur scène. Vous n'êtes pas derrière un costume. La voix ne triche pas.
Qu'attendez-vous
de cette soirée ?
J'espère que l'on va vivre un grand moment de partage, chaleureux, fort. Petit à petit, la pression monte. Attendre, c'est terrible. Je ne pense qu'à ça !
Quels sont vos autres projets ?
Il y a un film dont je ne peux pas encore parler [avec un réalisateur et un comédien français] Mais mon seul projet, c'est la musique ! Je ne peux pas faire les choses sérieusement si je ne m'y consacre pas à fond.