Les classes aisées au nord, les classes moyennes et populaires au sud. Et au milieu coule la Vilaine. Voilà en deux mots le résultat de la dernière étude de l'Insee sur les revenus des ménages de Rennes Métropole. Malgré des revenus en moyenne plus élevés que dans le reste de la Bretagne, l'agglomération connaît en effet des disparités géographiques en matière de répartition des richesses, la rivière servant de frontière naturelle pour délimiter ces zones. C'est au nord de la Vilaine que résident majoritairement les foyers les plus aisés, dans les quartiers du Thabor et de La Bellangerais ainsi que dans les communes périphériques telles que Saint-Grégoire, Cesson-Sévigné, Thorigné-Fouillard ou Betton. Une exception toutefois avec le quartier de Maurepas, « zone la plus pauvre de Rennes Métropole avec Le Blosne » selon l'Insee. Le quartier est principalement constitué de logements sociaux et affiche un taux de chômage de 26 %, nettement supérieur à la moyenne.
Le Blosne et Bréquigny défavorisés
C'est dans le centre-ville que la mixité refait surface avec « des ménages aisés et modestes, des cadres et étudiants qui s'y côtoient ». Plus au sud, dans le quartier de la gare, ce sont principalement des ménages jeunes aux revenus moyens qui habitent des logements souvent anciens. La pauvreté s'accroît en arrivant dans le quartier du Blosne, où un salarié sur deux est ouvrier et seulement 3 % sont des cadres, et dans une moindre mesure dans le quartier de Bréquigny. Des clivages qui pourraient toutefois s'atténuer dans les prochaines années avec de nombreux projets urbains prévus dans les quartiers sud.
Les disparités géographiques se retrouvent aussi dans le tissu économique. Les activités tertiaires sont situées au nord-est, principalement sur le site de Rennes-Atalante. L'activité industrielle est elle concentrée au sud-est de la ville, à commencer par PSA à Chartres-de-Bretagne.