Pas de polémique. Les relations entre les adversaires du soir sont déjà suffisamment fraîches. Jérôme Fernandez s'est donc gardé d'en rajouter. « La rivalité est due aux événements de l'an dernier, commente le capitaine de l'équipe de France. Le président nantais était mécontent que je signe à Toulouse (plutôt qu'à Nantes). » Avant les retrouvailles au Palais des sports, le Fénix compte six points de retard. Un gouffre, selon l'arrière droit de 34 ans.
« Nantes va commencer à s'éloigner de clubs comme Sélestat, Tremblay, Cesson ou nous. Pour la cinquième place, c'est joué. Si on peut être sixième, ce sera bien. » Encore faudra-t-il retrouver certaines vertus évaporées ces dernières semaines. « Une équipe avec beaucoup de qualités mais pas d'envie collective devient très fébrile et se met en danger pour le maintien, observe Fernandez, l'un des seuls Toulousains à échapper au naufrage, mercredi dernier face à Tremblay. Il faut à tout prix casser notre spirale négative, sinon on risque de se faire très, très peur. » A onze étapes de la fin du championnat, le Fénix ne compte que quatre points d'avance sur la zone rouge.N. S.