éclairage public à la carte à Préfailles

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Publié le 15 février 2012.

Environnement Des habitants peuvent allumer les lampadaires sur simple appel téléphonique

Petite commune du littoral de 1300 habitants, Préfailles voit sa population multipliée par dix l'été. L'hiver, ses vieux lampadaires éclairent donc des rues entières de résidences secondaires... Pour optimiser sa consommation électrique, la mairie mène, depuis peu, une expérimentation originale : pendant un an, quatre modes d'éclairage public alternatifs vont être testés simultanément dans différents secteurs.

De 40 à 95 % d'économies
Dans les uns, un lampadaire sur deux est éteint la nuit ; dans d'autres, l'intensité lumineuse est divisée de moitié. Sur une troisième zone, des LED sont couplées avec des « détecteurs de mouvement et de chaleur ». Enfin, à la Pointe Saint-Gildas, les habitants peuvent faire sortir les lampadaires de leur veille... sur simple appel téléphonique. « Cela se déclenche en quinze secondes », précise Jean-Luc Le Brigand, maire (Parti radical) de Préfailles.
L'opération, qui devrait baisser la facture électrique de la commune « de 40 à 95 % », vise aussi un but écologique. « La lumière des lampadaires perturbe la reproduction des insectes », explique Jean-Luc Le Brigand. « Avec la pollution lumineuse, on ne peut pas voir, non plus, les étoiles... Une lumière trop intense perturbe aussi le sommeil humain. » En attendant, un bilan sera dressé avec ses habitants d'ici un an. « On ne peut pas généraliser un système sur toute la commune : les besoins ne sont pas les mêmes entre les résidents secondaires, les commerçants ou les enfants qui prennent le car le matin », convient d'emblée Gérard Nadeau, élu en charge de l'environnement.

La coupure totale testée
Une coupure totale de l'éclairage nocturne avait ainsi déjà été testée, pendant une semaine, il y a deux ans. « Il est hors de question d'avoir toute la rue dans le noir, c'est une question de sécurité », prévient Patrick Amiel, 58 ans, l'unique buraliste de Préfailles. Installé dans la rue principale, éclairée toute la nuit, il n'a jusque-là jamais été cambriolé. « Mais mes collègues qui ont été agressés l'ont été tôt le matin et tard le soir, à la fermeture », relève le commerçant.

Guillaume Frouin
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