Dans un livre confession qui sort jeudi, Défense d'aimer (Presses de la cité), Florent Gonçalves apporte sa «vision» de l'affaire pour laquelle il est jugé à partir de mercredi à Versailles (Yvelines). «Cela lui permet d'exister à nouveau et de se considérer», reconnaît Me Pascal Garbarini, l'avocat de Florent Gonçalves.
L'ancien directeur de prison refuse de faire endosser à Emma le rôle de «l'effroyable ensorceleuse». Il est même persuadé qu'elle l'aimait. «On pourra toujours dire et penser que nous n'aurions pas dû. Mais depuis quand l'amour se commande-t-il? Toutes les bonnes raisons que nous avions l'un et l'autre de mettre un terme à notre histoire ne nous ont jamais séparés. On a bien essayé, on s'est déchirés, on s'est quittés, on s'est retrouvés. Mais on n'arrête pas l'amour», écrit-il.
Depuis que l'affaire a été révélée, sa femme l'a quitté avec sa fille. Il est au chômage et vit seul. «Je ne regrette rien, sinon le mal que j'ai pu faire à ceux que j'aime», confesse Gonçalves. Il poursuit: «Je n'ai pas retiré mon affection à Emma pour autant. Je saurai être là pour elle si un jour elle a besoin de moi.» La jeune femme qui s'est peu exprimée sera au centre de toutes les attentions, mercredi au procès.