La scène a éveillé la curiosité des automobilistes et des passants qui ont, comme Armand, « toujours connu ces arbres centenaires à Grenoble. » A l'angle du cours Jean-Jaurès et de l'avenue Félix-Viallet, les ouvriers d'une entreprise d'élagage procèdent depuis hier matin à l'abattage des platanes. Leur cime maintenue par une grue, les arbres sont coupés à ras du sol puis débités sommairement sur place, avant d'être évacués par camion. Ils seront ensuite recyclés et transformés en copeaux. Jusqu'au 22 février, le SMTC (Syndicat mixte des transports en commun) réalisera ainsi la coupe des 58 platanes présents sur cette portion du cours Jean-Jaurès, entre la place Hubert-Dubedout et le cours Berriat.
Les arbres seront tous remplacés
« Les arbres du cours Jean-Jaurès (près de 900 sur toute sa longueur) datent de la fin du XIXe siècle et sont quasiment tous malades ou en mauvais état, souvent nécrosés, explique Jacques Chiron, adjoint aux déplacements et à l'embellissement de la Ville de Grenoble. Nous avions commencé à les changer en 1993 (un programme qui a déjà permis la plantation de 320 platanes) mais le renouvellement sur ce secteur avait dû être reporté il y a quatre ans, en raison du projet de tram E. Maintenant que celui-ci est connu, on peut redémarrer. Les 58 arbres coupés seront tous remplacés. »
Les aménagements liés à la ligne E prévoient en effet la « constitution d'une coulée verte centrale, précise Jacques Chiron. Cela fera comme pour le tram C. On installera une pelouse au centre du cours, sur la voie de tramway, qui sera bordée d'un alignement d'arbres de chaque côté des contre-allées. »
Une fois l'abattage terminé, l'entreprise effectuera, les 21 et 22 février, les opérations de dessouchage consistant à réaliser un trou au centre de la souche. Ensuite, « nous préparerons les fosses de plantation avec de la terre pour pouvoir planter 58 nouveaux platanes, à l'automne 2013 », explique David Geoffroy, directeur adjoint du service espaces verts.
Coût de l'opération : « environ 2 000 € par arbre », estime-t-il. « Mais c'est un investissement sur plus de 100 ans », affirme Jacques Chiron.