Meurtre, querelle fatale, accident ? Hier, le groupe de recherche de la Sûreté explorait encore toutes les hypothèses susceptibles d'expliquer le drame qui s'est joué la veille dans le quartier de l'Aigle. Dimanche vers 19 h, les policiers ont en effet été appelés au 9 rue du Lieutenant-de-Quinsonas où les pompiers tentaient de sauver un homme de 44 ans blessé d'une balle à la tête. En vain.
Roulette russe ?
Peu avant 20 h, un ami de la victime, « alcoolisé » selon le parquet, chez qui les faits se sont déroulés, était mis en garde à vue. Cet homme âgé de 47 ans, a été interrogé toute la journée d'hier, ainsi que d'autres personnes, entendues comme témoins. Sans que le flou qui entoure l‘affaire ne soit dissipé. « Il y a trop de zones d'ombre, a indiqué hier un officier de l'état-major, beaucoup d'incohérence. C'est un véritable imbroglio. » Avant de confier le dossier au parquet, les enquêteurs, qui ont trouvé sur place une arme de poing, ont donc besoin de temps pour savoir s'ils sont en présence d'un accident, causé ou non par un tiers, d'une dispute à l'issue tragique, ou d'un jeu dangereux, la roulette russe, par exemple, qui a mal tourné. « On attend une prochaine autopsie », a poursuivi l'officier.
Alors que la garde à vue du principal témoin devait s'achever hier vers 20 h, la police s'orientait en fin d'après-midi vers une prolongation de celle-ci.