Diane Disney Miller, née en 1933, veut faire aimer son père Walt (1901-1966). Elle participe donc activement au Walt Disney Family Museum, superbe établissement situé dans l'ex-fort du Presidio, à San Francisco. Souvenirs de tournages y côtoient films privés et objets personnels du grand homme. « Une façon de montrer que mon père était normal. J'enrage quand je lis des idioties à son sujet : qu'il aurait fait conserver son corps dans de la glace. »
Un souvenir tendre
Diane se souvient de son géniteur comme d'un romantique incorrigible très amoureux de sa femme Lilian. « La Belle et le Clochard (1955) lui a été inspiré par un cadeau qu'il a fait à ma mère. Il lui a réellement offert une petite chienne dans un paquet comme dans le film ! » Diane évoque son père dans un supplément du combo DVD et Blu-Ray du film qui vient de ressortir et ressent une émotion réelle en racontant à 20 Minutes comment Walt aimait surprendre Lillian. « Elle détestait son vieux chapeau alors il l'a fait modeler en forme de cœur, puis couler en bronze avant de le lui donner rempli de roses à l'occasion de la Saint-Valentin. Il aimait pimenter ses élans romantiques de fantaisie. » Parmi les objets exposés au musée se trouve un bracelet avec vingt répliques miniatures des oscars obtenus par le studio d'animation. « Chaque pièce est gravée avec le titre du film. Il voulait ainsi dire à ma mère qu'elle était sa muse, qu'il ne l'oubliait pas au travail. » Walt Disney était très proche de ses enfants qu'il aimait gâter. « Pour mon mariage, il m'a accompagnée à l'autel avec la larme à l'œil, puis au moment de découper le gâteau, j'ai vu qu'il avait remplacé la figurine des mariés par des personnages cartoonesques. Il ressentait le besoin de faire rire quand l'émotion le submergeait. Ce cocktail d'humour et de tendresse est très présent dans La Belle et le Clochard. » Un long métrage indémodable qui, depuis 1955, nous a fait considérer les spaghettis comme un plat furieusement romantique.