Coup de balai dans les habitudes. La commission propreté, supervisée par Eugène Caselli, président (PS) de la communauté urbaine de Marseille (MPM) a exposé hier ses préconisations pour améliorer la situation dans la ville. Premier coup de chiffon : la limitation du « fini-parti » et sa disparition à terme. « Cette pratique devient insupportable quand le travail n'est pas fait correctement », tance Caselli, qui détient la compétence en matière de propreté et de gestion de déchets.
« Notre volonté est ferme »
Ainsi, les tournées des camions-bennes vont être allongées et ils seront dotés d'un GPS et d'un chronotachygraphe qui retracera le temps de travail ainsi que le parcours du véhicule. Sa vitesse sera limitée à 30 km/h, la collecte sera linéaire dans les voies à double sens et le zigzag tout comme la traversée des voies par les ripeurs seront interdits. Toutes ces mesures vont allonger la journée des éboueurs, d'autant que le pourtour de chaque conteneur devra faire l'objet d'un nettoyage de leur part. Des obligations qui seront contrôlées par les agents de maîtrise de MPM, qui n'ont du coup plus le droit de bénéficier du « fini-parti ».
Autre axe de travail : les cantonniers. « Nous sommes partis du constat qu'il y a trop de gens à la collecte et pas assez au nettoyage », explique Patrick Mennucci (PS), membre de la commission en compagnie de Sylvie Andrieux (PS), de Martine Vassal et Yves Morraine (UMP). Ainsi, aucun départ à la retraite à la collecte ne sera remplacé pour les trois années à venir et 40 postes de cantonniers seront créés à la fin de l'année.
Et la commission propreté ne croit pas en une levée de bouclier des syndicats. « Ils sont conscients de l'état de la ville », assure Andrieux. « De toute façon, notre volonté est ferme et incontestable », conclut Caselli.