Il y a un an, Patricia Bouchon disparaissait à Bouloc, lors de son jogging matinal. Près de six semaines après, son corps était retrouvé à quelques kilomètres de là, caché sous un pont de Villematier. L'autopsie montrera qu'elle a subi de nombreuses violences, dont certains coups mortels. Un an plus tard son meurtrier court toujours. Pour ne pas l'oublier, sa famille, les habitants et la municipalité de sa commune organisent ce matin, à 10 h, une marche silencieuse qui rejoindra le lieu de l'agression. « La population de Bouloc n'avait pas pu exprimer jusqu'à présent sa solidarité avec la famille. Cette marche blanche est aussi un moyen de marquer le coup, pour relancer l'enquête et peut être recueillir un nouvel indice ou inciter une personne qui ne l'a pas encore fait à s'exprimer », espère le maire de Bouloc, Christian Faurie.
Auditions et gardes à vue
Après les premières semaines de traumatisme, « les choses se sont estompées, mais cela reste très présent dans l'esprit des gens, ils continuent à avoir leur avis… ce qui revient souvent c'est qu'il s'agit de quelqu'un du coin, mais ça n'apporte que de la suspicion supplémentaire », déplore l'élu. Après de nombreux prélèvements d'ADN et une dizaine de garde à vue, les seize enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie en charge du dossier n'ont pas encore résolu cette affaire. Malgré ces investigations veines, le procureur de la République de Toulouse, Michel Valet, reste « convaincu d'y arriver ».