Le site PSA de la Janais prendra des allures d'usine déserte toute cette semaine. En raison de la baisse de commandes de véhicules, la quasi-totalité des salariés de l'usine, y compris les cadres, ont été mis au chômage partiel et ne reprendront le chemin du travail que lundi prochain. Durant cette semaine chômée, ils bénéficieront toutefois de l'APLD (activité partielle de longue durée), un dispositif de chômage partiel spécifique mis en place par l'Etat qui leur permet de toucher 95 % de leur salaire net. « Ce n'est pas normal que PSA utilise de l'argent public pour financer le chômage », s'insurge Michel Bourdon, délégué syndical CGT. Le syndicat affirme que de nouvelles journées de chômage partiel sont prévues. « Une en mars et trois ou quatre en avril ». La CGT pointe notamment du doigt le manque de perspectives de l'usine rennaise, qui fabrique pour l'heure la 508 et la C5. « Les gens sont fatigués par ces mesures de chômage à répétition et sont naturellement inquiets pour leur avenir. »J. G.