Il ne faisait pas un temps à mettre un footballeur (ou un rugbyman) dehors, hier soir au Stadium, sur les coups de 21 h. Pourtant, malgré la température négative (-2,5 °C au coup d'envoi), le TFC et Saint-Etienne.ont tenté de jouer, parfois correctement, sur une pelouse protégée par une bâche depuis une dizaine de jours. Battu (0-1), Toulouse se rapproche du ventre mou de la L1. Emmanuel Rivière aurait préféré un temps plus clément pour ses retrouvailles avec son club formateur, quitté l'été dernier pour la « modique » somme de six millions d'euros.
Deux occasions, pas de but
Après s'être dégourdi les jambes pendant 19 minutes à l'aller à Geoffroy-Guichard, l'avant-centre toulousain fêtait sa septième titularisation et son douzième match de L1 (pour deux buts) d'une saison partagée entre pelouse et infirmerie (cheville et cuisse). L'international Espoirs (21 ans) a bataillé face à la charnière verte – bien que trentenaire – Marchal-Mignot. Il a réussi quelques déviations, mais surtout raté deux belles occasions, en ouvrant trop son pied droit sur un centre de Tabanou (28e), puis en butant sur le gardien de Saint-Etienne Ruffier (89e), tout d'orange fluo vêtu. Dans le duel qui l'oppose à l'énigmatique Turc Bulut, Rivière n'a pas forcément marqué de points lorsqu'il évoluait seul en pointe, avant d'être associé dans le dernier quart d'heure à son concurrent, pour tenter d'arracher l'égalisation. Encore plus frustrant : le Martiniquais a vu son ami et successeur de l'attaque stéphanoise, Aubameyang, sceller la défaite de son équipe, d'un curieux tir flottant de 25 m (71e). Alain Casanova voit en lui un « Papin » ou un « Gignac » (période violette) en puissance. Il faudra peut-être attendre le printemps pour voir éclore la graine de champion.