Neuvième performeur mondial en 2011 avec un saut à 17,31 m, Benjamin Compaoré retrouve la compétition, demain, en salle à Liévin. Première étape qui doit mener le triple sauteur du Strasbourg agglomération athlétisme aux J.O. de Londres, cet été.
Benjamin, comment préparez-vous cette saison olympique ?
J'ai axé toute ma préparation pour être en forme aux Jeux. Ensuite, je suis redescendu dans le calendrier pour voir les échéances intéressantes. Il y aura les championnats d'Europe [à Helsinki, fin juin] qui pourront être une préparation pour les J.O. Les championnats de France [à Angers, mi-juin] seront un passage obligatoire. Mais je n'ai pas vraiment de meetings en vue.
A quoi vous sert la saison en salle ?
Elle me permet de mettre en application le travail du début d'année. Si je ne l'ai pas préparée spécifiquement, je suis pressé d'être sur la piste, de sauter. L'adrénaline monte tout doucement. D'autant que je vais sauter en ayant fait une préparation presque complète, sans souci physique majeur à la différence des années précédentes.
La longueur fait-elle partie
de vos objectifs pour 2012 ?
Non. Je suis focalisé sur le triple saut, où le niveau est très dense. Après, je participerai peut-être à un concours en longueur. Et si je fais un résultat exceptionnel, peut-être aviserai-je pour les Jeux. Mais le problème de la longueur [3 et 4 août] est qu'elle se dispute avant le triple saut [les 7 et 9] aux JO.
Hors vous, Tamgho et Taillepierre, d'autres triples sauteurs français peuvent-ils prétendre aller aux Jeux ?
On en a parlé avec mon coach et au moins huit Français ont le potentiel pour sauter à 17 m. Les minima de la Fédération sont à 17,20 m, ça en élimine quelques-uns. Mais hors Tamgho ou Taillepierre, Yoann Rapinier, 4e aux championnats d'Europe en salle [2011], et deux-trois jeunes de mon groupe d'entraînement peuvent ambitionner d'y aller. Tout se décidera aux France. Mais j'espère bien faire plus que les 17,20 m imposés ou que mon record.