Jacky, c'est lui. Sur Canal dans la série « Kaboul Kitchen », Gilbert Melki ouvre un resto dans la capitale de l'Afghanistan. Une histoire réellement vécue par Marc Victor, arrivé à Kaboul en tant que journaliste, puis devenu membre d'une ONG. « J'avais envie de rester, raconte-t-il à 20 Minutes. Les Afghans sont très attachants, se marrent bien. Quand on aime la montagne, c'est un pays magnifique. Et la communauté étrangère est très soudée. » A ce détail près que Kaboul by night, ce n'est pas franchement la fête.
Un choc des cultures
« Pour avoir un endroit à nous, on a fait un resto, un bar, creusé une piscine. C'est devenu un lieu passionnant, plein tout le temps, avec des humanitaires, des mercenaires, des diplomates. » Un petit monde que raconte « Kaboul Kitchen », avec des anecdotes reposant sur un fond de vérité. Comme ces femmes en maillot dans la piscine. « On n'a jamais eu d'intégristes qui se sont plaints, confie Marc Victor, mais des Afghans voulaient prendre des photos des étrangères. » Un choc des cultures parfois dur à gérer. Au bout de quatre ans, un attentat dans Kaboul refroidit l'ambiance. Sortir devient risqué, le resto ferme un mois, puis est vendu. Avant de rouvrir sur les écrans télé, dès ce soir.