C'est un autre effet de la crise économique : les contrefaçons sont de plus en plus nombreuses. En cause , la tentation d'acheter moins cher. Les douaniers héraultais ont connu une année « record et exceptionnelle » de saisies d'objets copiés frauduleusement. Les axes autoroutiers A9 et A75 et le port de Sète sont des secteurs sensibles pour ces trafics. 53 000 articles contrefaits ont été saisis en 2011 contre 18 500 l'année précédente, soit 3,48 millions d'euros.
« Outre le manque à gagner pour les entreprises, ces copies peuvent représenter un danger pour le consommateur », explique un responsable de la direction régionale des douanes de Montpellier. « Parfois, précise-t-il, il s'agit de reproductions grossières et manifestes. On a même des articles que les marques ne produisent pas. Dans d'autres cas, la copie est quasiment indécelable à l'œil nu. »
Produits de luxe
Parfums, vêtements, chaussures mais aussi médicaments, bouchons d'autocuiseurs et chargeurs de téléphones portables ont été quelques-uns des objets interceptés lors de l'une des 303 saisies réalisées par les douanes l'an passé.
Lors des deux prises de parfum les plus importantes, 16 158 articles et 4 660 coffrets ont été découverts.« Les produits de luxe sont les plus fréquemment copiés », note un douanier. En juin, la saisie de 25 sacs et montres contrefaits représentait une valeur de 159 000 €.
Les douanes rappellent que toute personne transportant une contrefaçon encourt la saisie de l'objet et une condamnation pénale. « Toutefois, c'est à l'appréciation des douaniers. S'il s'agit d'un tee-shirt ramené de vacances, il y aura une amende possible, et on saisira la marchandise. Si c'est un sac entier, on en réfère au procureur. »
Les douaniers constatent une modification dans le trafic de stupéfiants. « On ne fait plus de grosses saisies. Les envois sont de plus en plus fractionnés. On trouve régulièrement de la drogue dans une cache qui pourrait en contenir le double. »