Leur réussite a été saluée par Claude Guéant la semaine dernière. Quatorze enquêteurs officient à la cellule anti-cambriolage (CAC) de la Sûreté urbaine de Lille. Selon le ministre de l'Intérieur, cette « task-force » n'est pas pour rien dans les 450 cambriolages évités l'an dernier.
Un enquêteur pour 80 dossiers
Ce jeudi matin, l'un des « quatorze » a le sourire. Pendant une « quise » (perquisition), il a mis la main sur des bijoux douteux. Après relecture d'une plainte, ceux-ci semblent correspondre à des objets volés lors d'un cambriolage. En gros, il a retrouvé une aiguille dans une botte de foin. « Ce qui compte pour nous, c'est la satisfaction des victimes, relativise le commandant Frédéric Bisschop, qui dirige la CAC. Après, nous avons parfois des petites déceptions sur le résultat judiciaire des affaires traitées, mais notre travail est fait ». Et du travail, il y en a : chaque policier suit environ 80 affaires à la fois, ce dont témoignent les montagnes de dossiers sur les bureaux. Dans l'allée de la brigade, au deuxième étage du commissariat central, des portes se referment : quatre gardes à vue sont en cours ce matin. Mal réveillé, un jeune homme devra ainsi s'expliquer sur une trace biologique qu'il a laissé derrière lui dans un commerce cambriolé. Pas sûr pour autant qu'il soit coupable. L'enquête ne fait que débuter.