Après le succès de l'exposition « L'or des Incas », la Pinacothèque continue son exploration des civilisations précolombiennes avec « Les masques de jade mayas ». Le musée table une fois encore sur une matière précieuse pour attirer le chaland. Bien sûr, les douze masques en mosaïque de jade sont le principal argument de vente de l'exposition. L'expressivité et la facture exceptionnelles de ces masques mortuaires donnent à ces représentations de dirigeants ou de divinités une incroyable force d'évocation. Réunis pour la première fois, ils devaient déjà être exposés il y a un an, mais l'exposition avait été annulée au tout dernier moment en raison des tensions politiques franco-mexicaines.
Derrière les masques
Mais, comme souvent à la Pinacothèque, l'essentiel n'est pas dans le clou supposé de l'expo. S'appuyant sur de récentes découvertes archéologiques, les commissaires dévoilent ainsi, via une centaine d'objets, le fonctionnement civique des cités mayas, leur cosmogonie et un scoop : les Mayas n'ont jamais prévu la fin du monde en 2012 !B.C.