L'ensemble des éléments nécessaires à l'adoption d'un nouveau plan d'aide à la Grèce n'étaient pas réunis jeudi et les ministres des Finances de la zone euro se réuniront à nouveau mercredi prochain afin de discuter du dossier, a déclaré le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker.
Les ministres ont exigés que d'ici là l'ensemble des forces politiques grecques se soient engagées à mettre en oeuvre le programme de réformes structurelles et d'économies au delà des élections générales du mois d'avril et prennent des mesures concrètes à cet effet dès les prochains jours, a-t-il dit.
«Nous avons jugé important d'informer nos collègues des pourparlers qui se sont déroulés au cours des dernières heures qui se sont écoulées (...) Nous avions aussi des questions à poser à notre collègue grec sur les actions prioritaires qui doivent être prises», a déclaré le Premier ministre luxembourgeois au sujet du contenu de la réunion.
Il a ajouté que des questions avaient été posées au ministre grec, Evangelos Vénizélos, au sujet du service de la dette grecque, des développement possibles en Grèce au cours des jours et des semaines à venir.
«Si je n'avais pas convoqué ce meeting, je ne pense pas que l'on aurait eu un accord technique ce matin», a -t-il poursuivi tout se montrant certain que le parlement grec ne rejetterait pas ce second plan d'aide lorsqu'il sera appelé à voter dessus dimanche prochain. Jean-Claude Juncker a également fait part d'échanges «durs» lors de cette réunion.
De son côté, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a indiqué qu'il ferait d'ici mercredi prochain des propositions afin de renforcer la surveillance budgétaire en Grèce. Il a précisé que l'idée franco-allemande d'un compte bloqué destiné à sécuriser le service de la dette grecque était sérieusement étudiée.