Le parallèle avec l'affaire Bettencourt est « inévitable », convient un avocat. Un ancien élu et son épouse ont été relaxés hier par le tribunal correctionnel de Nantes, pour un soi-disant « abus de faiblesse » sur une riche amie. L'octogénaire - aujourd'hui décédée - avait fait du couple les destinataires de son testament. Ancien mannequin habituée des fastes de la haute bourgeoisie nantaise, elle leur avait, par exemple, légué un appartement à La Baule.
Des cadeaux pas du goût d'un de ses neveux, qui avait porté plainte après avoir été « alerté » par la garde-malade de ladite « victime » - en froid avec le couple. Seulement voilà : il n'a pas pu être démontré que l'octogénaire avait perdu la tête, comme le pensait le parquet. Six mois de prison avec sursis et 15 000 € d'amende avaient ainsi été requis contre cet ex-adjoint au maire (RPR) de Nantes et trésorier du Parti radical de Jean-Louis Borloo en Loire-Atlantique (2004-2009). Un an de prison avec sursis et 45 000 € avaient été réclamés pour sa femme, supposée plus proche de la vieille dame.Guillaume Frouin