« Collomb a des réussites. Il a aussi des échecs. Et Grolée en est un ». Plus de sept ans après la revente du quartier, cédé à bas prix (moins de 2000€/m2) par la mairie au fond d'investissements américain Cargill, Denis Broliquier ne décolère pas. J'en veux encore au maire de Lyon d'avoir bradé sans aucun contrôle ces immeubles haussmanniens ». Fin 2006, les Docks Lyonnais avaient racheté au prix fort la quarantaine de pas-de-porte des rues Carnot et Grolée et incité les commerçants arrivés en fin de bail, pas assez prestigieux à leur goût, à quitter les lieux. En 2008, dans un quartier vidé de ses boutiques, la commercialisation du projet « Up in Lyon » avait débuté. Objectif affiché : « attirer à Lyon les enseignes de luxe et marques en devenir françaises et internationales » pour créer un prestigieux grand magasin à ciel ouvert. « Mais la crise est passée par là et a modifié les choses », ajoute Marie-Odile Fondeur. Et l'importance des loyers réclamés (jusqu'à 2 500 € par mois) n'a pas arrangé une commercialisation déjà difficile.E. F.