«Des sanctions seront prises. » Hier, la ville de Cannes a réaffirmé sa fermeté. Les six policiers municipaux cannois impliqués dans un pot de départ qui aurait dérapé n'y échapperont donc pas. Dans la journée, le conseil de discipline, saisi par la municipalité « a proposé une exclusion temporaire d'un mois pour quatre d'entre eux, un mois et deux semaine pour le cinquième, et six mois dont trois fermes pour le dernier », indique leur avocat, Me Pascal Filliol. Un avis consultatif, que le maire de la cité des festivals, Bernard Brochand « attendra de recevoir officiellement pour se prononcer », insiste Alain Jouanjus, le directeur général des services de la ville.
Plainte classée
Une plainte pour attouchements sexuels avait été déposée par une ancienne membre de la police municpale cannoise. Son pot de départ, organisé en novembre, avait mal tourné, et elle avait fini aspergée de chantilly. Une plainte que le procureur de la République de Grasse, Jean-Michel Caillau, a décidé de classer cette semaine, les faits étants « insuffisamments caractérisés », a-t-il jugé. « Le conseil de discipline n'a donc pas traité cet aspect mais s'est penché sur l'organisation de ce que nous appelons, nous, une blague potache », explique Me Pascal Filliol. Les six fonctionnaires, qui ont déjà été suspendus un mois après les faits, « sont tout de même heureux que toute poursuite pour attouchement ou agression ait été classée », souligne le syndicat national des policiers municipaux (SNPM). Un « recours au fond », devrait être engagé par leur avocat, une fois que les sanctions seront prises.
Le conseil de discipline est présidé par un magistrat de la juridiction administrative, puis composé de part et d'autre de représentants du personnel et des élus.