A l'appel des syndicats Sud, CGT et CFDT, une cinquantaine d'employés du centre hospitalier Guillaume Régnier (CHGR) ont bloqué les entrées de l'établissement hier. Ils ont dénoncé « la saturation » des différents services de l'hôpital public spécialisé en psychiatrie. « Les conditions d'accueil des patients sont indignes. On a même dû installer des matelas au sol certains jours pour répondre à l'urgence », indique Rodolphe Verger, secrétaire CGT et infirmier au CHGR. L'intersyndicale a réclamé l'ouverture d'une soixantaine de lits supplémentaires.
20 lits perdus lors d'un incendie
Des difficultés croissantes que déplore également la direction de l'établissement. « On doit faire face à une forte tension au niveau des admissions depuis le début de l'année. Cela devient compliqué de mettre en place des soins de qualité », souligne Anaïs Jehanno, directrice adjointe en charge de la communication. Pour la direction, il devient donc urgent de « retrouver les 20 lits que nous avions perdu lors d'un incendie en avril 2011 et de développer la chirurgie ambulatoire sur le long terme. » Une rencontre avec l'Agence régionale de santé est prévue aujourd'hui pour tenter de trouver une issue au problème.