En moyenne, l'association prête 3 000 € à des personnes qui n'ont pas accès aux crédits bancaires. A l'occasion de la Semaine du microcrédit (voir encadré) le directeur régional de l'Association pour le droit à l'initiative économique (ADIE) fait le point sur la situation en Aquitaine.
Qui sont les emprunteurs aquitains ?
Si la plupart des 3 500 personnes reçues par l'ADIE en 2011 ont entre 35 et 45 ans, la proportion des moins de 35 ans a augmenté dernièrement. Environ 1 000 jeunes ont été accueillis : ils connaissent des difficultés sociales, certains sont munis de bracelets électroniques, et sont très éloignés de l'emploi. La moitié des emprunteurs est allocataire du RSA.
Comment préparez-vous ces jeunes
à la création d'entreprise ?
Depuis 2008, nous avons mis en place le dispositif Créajeunes qui prévoit un programme de coaching sur trois mois. Si notre rôle est de sécuriser leur parcours vers l'emploi, il nous faut aussi les confronter aux réalités économiques. Ils ont parfois une vision idéalisée de la création d'entreprise et cette semaine a pour vocation de les alerter à ce sujet.
Est-ce que ce sont des créations pérennes dans l'ensemble ?
Après trois ans d'existence, 60 % des entreprises sont pérennes, c'est un peu mieux que les chiffres de la création au niveau national. Et, la moitié de ceux qui arrêtent rebondissent, en trouvant un emploi. Soit 80 % de personnes réinsérées au total.
Jusqu'au 10 février, douze points d'informations sont mis en place dans toute l'Aquitaine. Et, demain, un grand forum est organisé de 9 h à 18 h dans le quartier des Aubiers (tram C arrêt les Aubiers). www.adie.org