Super productives la semaine passée, quasi inexistantes hier. Alors que la situation énergétique de la région reste tendue, les éoliennes alternent le chaud et le froid en Bretagne. « Jeudi et vendredi, on a eu des pics de production à plus 400 megawatts pour une capacité maximale de 665 Mw », explique Didier Bény, directeur de RTE (Réseau de transport d'électricité) Ouest. « Les éoliennes nous ont bien aidé à sécuriser le réseau alors que nous battions le pic de consommation électrique vendredi », ajoute Didier Bény. Même constat chez VSB Energies Nouvelles. L'entreprise de Saint-Grégoire a vu son parc de Tréméheuc, près de Combourg, tourner à bon régime. « En période de grand froid, il y a souvent peu de vent et l'éolien fonctionne moins bien. La semaine dernière, le vent de nord-est a permis d'avoir une bonne production », précise Christophe Lebel, responsable de projet chez VSB. A Tréméheuc, les six machines ont tourné à 50 % de leur capacité, contre 25 % en moyenne sur l'année.
8 % vendredi, 2,5 % lundi
Dans la région Ouest gérée par RTE (Bretagne, Pays-de-la-Loire, Poitou-Charentes et Centre), la part de l'éolien a dépassé 8 % en fin de semaine. Mais depuis, le froid s'est installé, le vent est retombé et les 92 fermes éoliennes bretonnes peinent à produire de l'électricité. « C'est tout le contraste. Aujourd'hui (hier), l'éolien représente 2,5 % de la production dans l'ouest », confirme Didier Bény. « Nous avons dû faire appel à d'autres moyens comme les centrales au fioul ou au charbon. Mais c'est plus cher et plus polluant », ajoute le directeur de RTE. D'ici 2020, la région devrait multiplier par quatre sa capacité éolienne, notamment grâce aux projets offshore. « Cela contribuera à sécuriser le réseau. La Bretagne aura alors une situation comparable aux autres régions. Mais c'est un ensemble. L'éolien seul n'y parviendrait pas ». Avec la baisse des températures, un nouveau record de consommation pourrait être battu demain ou jeudi.