Les amiantés du Tripode exigent de l'Etat qu'il tienne sa promesse

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Publié le 7 février 2012.

« L'attente est l'un des moyens les plus efficaces pour démobiliser les gens. Il y a clairement une volonté de l'Etat d'enterrer les dossiers ». Près de sept ans après la destruction du Tripode à Nantes, les 1500 agents encore en vie et ayant travaillé dans ce bâtiment administratif bourré d'amiante ont réclamé hier le suivi médical qui leur a été promis. « Après s'être battu pour l'avoir, chaque agent a enfin reçu l'an dernier un courrier de son administration leur indiquant une convocation imminente pour une visite médicale suivie d'un scanner. Mais, depuis, plus de nouvelles! Nous voulons qu'un comité de pilotage interministériel se réunisse au plus vite et nous dise concrètement quand vont se dérouler les visites », exige l'intersyndicale des « amiantés ».
Près de 250 agents ont déjà bénéficié d'un scanner sur la base du volontariat. « On y a constaté 5 % de plaques pleurales et des syndromes respiratoires accrus. Ces résultats ont généré des demandes de reconnaissance de maladies professionnelles. Est-ce pour cela que l'Etat garde le silence? » L'intersyndicale réclame aussi le classement symbolique du Tripode en site amianté. « Seul ce classement permettrait aux gens malades de partir en pré-retraite amiante. » F.B.

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