Une épine foncière dans le pied de la maire de Lille. Alors que la réflexion est lancée sur l'aménagement des 21 hectares de la friche Saint-Sauveur, la ville n'a toujours pas réussi à formaliser l'achat des 11 hectares appartenant à RFF (Réseau Ferré de France). Le blocage est financier : selon le cabinet de Martine Aubry, RFF demande un prix au mètre carré trop élevé, 30 % au-dessus des 105 € / m2 payés en 2010 pour les 10 premiers hectares achetés à la SNCF.
Un prix équitable
Le projet Saint-Sauveur est pourtant l'un des plus importants de Lille, puisqu'il intègre une nouvelle station de métro, et mêle commerce, culture et environ 2000 logements. Problème : la ville souhaite consacrer 30 % du parc de logements à la location. « Mais au prix demandé par RFF, l'opération ne tient pas », indique le cabinet de Martine Aubry. Appelé à la rescousse, le secrétaire d'Etat au Logement Benoît Apparu a adressé à la ville une fin de non-recevoir il y a une dizaine de jours. « Il ne s'agit pas de dévaloriser le terrain, mais de prendre un engagement social qui concerne l'Etat autant que la ville », explique la municipalité. Contacté par 20 Minutes, RFF a indiqué hier vouloir « parvenir à un prix équitable, comme l'a fait la SNCF ». Un espoir ?
Les études préalables sur l'aménagement des 21 ha de Saint-Sauveur ont été confiées hier à la SPL Euralille, qui gère déjà le quartier d'affaires.