Avant de pouvoir adopter ses enfants d'origine colombienne, Béatrice Arsac a dû patienter quatre ans. Une attente rendue encore plus difficile pour la majorité des parents adoptants en raison de la complexité des démarches à effectuer. « J'ai mis des mois avant de comprendre comment cela fonctionnait. J'aurais gagné du temps en étant mieux informée », indique la jeune femme, déléguée Rhône-Alpes de l'Association des parents adoptifs d'enfants colombiens. Pour se renseigner et obtenir des conseils, ces familles pourront désormais se rendre à la Maison de l'adoption du Rhône, visitée hier par la secrétaire d'Etat à la famille Claude Greff avant son ouverture prévue vendredi, rue de Sévigné (3e). Cette structure, la première en Rhône-Alpes, doit permettre de réunir sur un même lieu les parents et acteurs de l'adoption. « L'objectif est de mieux accompagner et préparer les adoptants avant, pendant et après l'accueil de l'enfant », a expliqué hier la secrétaire d'Etat, soucieuse de rendre la démarche plus accessible aux familles.E.F